Le prix Nobel de littérature (1979) disait : « Si [seulement] on pouvait mesurer l'importance des peuples, non pas à l'importance de leurs notables, comme on le fait aujourd'hui, mais à l'intensité de noblesse de cœur qu'ils sont capables de maintenir même dans les circonstances les plus difficiles. »
Dans des notes qui ont été rassemblées dans un ouvrage (Autoportraits (1), traduit en français aux éditions Fata Morgana, en 2002) peu avant et après sa mort en 1996, Odysseas Elytis s'interrogeait alors sur le devenir de l'âme grecque, celle des hommes courageux qui restent eux-mêmes malgré l'adversité, et sur le rôle du poète, sur l'impossibilité de régir la cité comme on régit son intériorité personnelle.

















